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JOUR I - MERCREDI 12 JUILLET On atterrit à 5h25 locale, nous avons mis pour atteindre Bangkok encore moins longtemps que lors du premier voyage : 10h20 « seulement ». Le temps de passer les services d'immigration et de récupérer les bagages on arrive dans le hall de l'aéroport une petite heure plus tard où comme prévu, le gars de chez Budget nous receptionne. Nous pensions qu'il allait nous emmener jusqu'à l'agence pour récupérer le pick-up reservé mais en fait, notre voiture est déjà garée dans le parking souterrain de l'aéroport. Les néons blafards ne sont pas l'idéal pour constater l'état du véhicule mais on a fait avec quand même Enfin si on peut dire car on ne s'aperçoit pas que nous sommes en train d'accepter un modèle à moteur essence de 2,7 litres alors que nous avions réservés un diesel de 3.0 litres. Ca paraît anodin mais à l'usage on se rendra compte que le modèle essence est moins puissant, la boite automatique moins agréable et qu'il consomme plus. Sur les 4500 km que nous parcourrons ça représentera un surcoût d'une centaine d'euros. (Renseignements pris, il paraît que Budget ne loue plus le modèle diesel ) Les départs des aéroports sont toujours difficiles car on est fatigué par le voyage, on conduit une voiture qu'on ne connaît pas et les routes qui partent des aéroports sont souvent des voies rapides où la circulation est chargée. Cette fois ne déroge pas à la règle et bien que j'ai préparé le trip de façons à ce que nous partions directement vers l'Est sans devoir traverser Bangkok, comme en Thailande il n'y a pas de rond-point mais des U-turn à l'américaine, il nous faut d'abord aller vers la mégapole avant de pouvoir faire demi-tour et partir dans le bon sens. La circulation est chargée mais à ma grande surprise, je retrouve rapidement les automatismes de conduite Thai « Take it easy and slowly ! » (Vas-y doucement !) Accessoirement, malgré sa taille imposante ce 4x4 est toujours aussi agréable à conduire On enroule les km en s'arrêtant de temps en temps histoire de s'aérer, même si aérer est un bien grand mot car on a fait connaissance avec le climat chaud et humide habituel de la Thailande en cette saison et je pressens que la clim' de la voiture va être appréciée et utilisée ! Dés qu'on quitte la voie rapide, on croise quelques troupeaux de vaches broutant sur le bord de la route. Ca c'est pour le coté « traditionnel », le coté « modernité » est qu'on se retrouve quelquefois sur 3 files même si d'après le marquage au sol il n'y en a que 2, mais quand deux véhicules arrivent côte à côte en face de vous parce qu'ils sont en train de se doubler, il n'y a pas beaucoup d'autres solutions que de se pousser et de faire une 3° file ! Ici les routes sont larges et on ne s'occupe pas trop des trucs inutiles comme les lignes blanches ou les panneaux de signalisations ! On arrive à Prasat en tout début d'après midi et comme prévu, on téléphone à Alban et Pat pour qu'ils viennent nous récupérer et nous emmène à leur guest house (GH), le Ban Naa Cottage, qui comme son nom l'indique est caché au milieu des rizières. (Baan Naa signifie : maison au milieu des rizières) Alban est Français, il vit en Thailande depuis des années et Pat est Thaie, originaire des environs de Prasat. Leur GH est constituée de mignons petits bungalows tous neufs avec tout le confort et bien au calme. Quant à savoir où nous avons trouvé cet adresse le forum de discussions Voyage Forum bien sur ! On passe tranquillement une partie de l'après midi à discuter de l'Issan et de la Thailande puis on va se balader sur les routes et les chemins qui relient les différents villages entres eux. Ces pistes passent au milieu des rizières et Pat & Alban nous apprennent un tas de choses sur la culture du riz. Je vous donne en vrac tout ce dont je me souviens : l'unité locale de mesure de surface n'est bien sur pas l'hectare mais le "Raï"/ Un raï mesure 1600m² / Il y a différentes qualités de riz et le meilleur est le Hom Mali / En 2005 le prix officiel du kilo de Hom Mali était de 7,60 Baths le kilo (15 centimes d'€) / Vu la pénibilité de la chose et le fait que ce ne soit pas indispensable, il y a une certaine tendance à ne plus repiquer systématiquement le riz. Ce travail permet de sélectionner les meilleurs plants d'une rizière et de ne repiquer que les plus beaux dans une autre pour n'avoir ainsi dans cette seconde rizière QUE des plants produisant bien. Par exemple, une parcelle d'un rai de Hom Mali NON repiqué produira 700kg de riz contre 1 tonne si la même parcelle a été repiqué. Il faut aussi savoir que le repiquage est principalement fait par les femmes du fait de sa pénibilité ( no comment !) et que le tarif officiel pour une journée de repiquage est de 130 Baths soit 2,5 euros Inutile de vous dire que les jeunes préfèrent aller faire n'importe quoi d'autre et de préférence dans les villes plutôt que de repiquer le riz ! Ici aussi, le monde change, plus lentement qu'ailleurs mais indubitablement il change ____________________ |
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