Jour 9 Jour 11/12
Jour 10  
 
Jour 13   Jour 16/17 Jour 20  
Jour 14 Jour 18 Jour 21/22
Jour 15 Jour 19  
 
Dans les épisodes précédents
 

JOUR 15 - MERCREDI 26 JUILLET

 
La suite
 
La journée commence par cette splendide vue sur les montagnes

Aujourd'hui rien de bien précis au programme, ça change ! Après le petit déj' on jette un œil aux activités proposées par la GH et on constate qu'on a le choix entre la promenade sur le lac Rajjaprabah que nous avons fait hier, le trekking en éléphant également fait hier ou la randonnée en jungle, mais ça on a donné au Green Leaf et personne n'a envie de se retrouver trempé, boueux, et couvert de sangsues ! Quant à moi, la seule raison qui aurait pu me pousser à braver tout ça aurait été de voir/photographier la plus grande fleur du monde, la Rafflesia arnoldi qui mesure 1 m de diamètre, et qui est présente à Kao Sok mais on est loin d'être à l'époque de floraison. Une fois ça dégagé, il restait le canoë ou le tubbing dans la rivière … (Si « tubbing » ne vous dit rien c'est normal, mais c'est tout bêtement le fait de descendre la rivière assis dans une grosse chambre à air de camion.) mais ça ne nous occupperais pas toute la journée, on décide alors d'aller jusqu'à la mer Andaman, ce n'est pas très loin puisqu'il suffit d'aller plein Ouest et de descendre des montagnes où nous sommes pour y être.

La route passe par la ville de Takuapa et à l'entrée de la ville on croise nos premières femmes avec les cheveux couverts, premier signe qui montre que vers le sud la minorité musulmane est nettement plus présente que dans le reste du pays. Ce n'est qu'en atteignant la côte et en voyant les panneaux indiquant quelle route prendre en cas de Tsunami que je percute et comprends pourquoi le nom de Kao Lak, où nous sommes maintenant, m'évoque quelque chose. Ce fut une des zones les plus sinistrées lors du Tsunami du 26/12/ 2004 et on a entendu de très nombreuses fois ce nom dans les médias. D'ailleurs ici les cicatrices sont encore très visibles, tout est encore en reconstruction (Juillet 2006) Le plus surprenant/dérangeant est probablement de voir qu'en front de mer, juste à coté des constructions ravagées par la Vague et restés en l'état, « on » construit de nouveaux bâtiments, en tous points semblable aux anciens. Ce qui veut dire que si un raz de marée frappe encore ici les dégâts seront à nouveau gravissime … A croire que l'Homme n'apprendra jamais rien …

Mis à part ce coté post-tsunami, l'autre chose qui nous frappe est que nous avons eu beaucoup de mal à arriver jusqu'à la plage, en effet toute cette partie de la côte est « verrouillé » par les Resorts et on doit se faufiler au milieu des chantiers pour arriver tout de même à mettre les pieds sur le sable… Mais à cette saison la mer Andaman fait plus penser à l'océan Atlantique sur les plages des Landes tellement il y a de déferlantes qu'à autre chose! On a longe la côte sur une cinquantaine de kilomètre avant de remonter vers l'arrière pays, ses fôrets tropicales et ses pitons rocheux, plus en accords avec nos attentes que les Resorts construit les uns à la suite des autres …

En milieu d'après midi, on se laisse finalement tenter par ce fameux tubbing… Et on ne le regrette pas ! C'est marrant comme tout et pas fatiguant ! Nos « guides » sont deux gars d'une quinzaine d'années qui ne parlent pas un mot d'anglais ( ce qui ne nous empêche pas de nous marrer ensembles ) mais qui connaissent bien la rivière, et savent ou il faut se positionner pour avoir la meilleure trajectoire… Le paysage est sauvage, on longe des rochers qui abritent de nombreux singes, on voit les cabanes dans les arbres qui ont ouvert la région au tourisme il y une quinzaine d'années et on se chope un petit coup de stress lorsqu'on passe (trop) doucement sous les branches d'un arbres où deux serpents sont lovés … Le tubbing se finit sous un orage mais cette fois on s'en moque eperdument !

____________________

 
         
 

Dans les épisodes précédent

La suite