• Carnet de vacances

2 SEMAINES À CUBA : itinéraire et infos pratiques

Dernière mise à jour : 21 mai


Itineraire de 2 jours a Cuba

Novembre 2019 : Pourquoi Cuba ? C’était une destination que j’avais envie de faire depuis un moment, un peu plus « authentique ». J’avais envie de découvrir un pays avec une histoire, avec une façon de vivre complètement différente de la nôtre, de rencontrer des gens avec qui partager. Non pas que jusqu’à maintenant je n’ai pas pu partager lors de mes voyages ou de mes week-ends mais j’avais envie d’un peu plus d’authenticité, de sortir de ma zone de confort, sans perdre de vue d’avoir la chance de pouvoir voir de sublimes paysages. J’embarque une copine avec moi, Julie, et on décide de partir début novembre. Pas vraiment la plus haute saison mais on espérait avoir moins de touristes. Bon on s’est finalement fait la réflexion qu’il devait y en avoir toute l’année des touristes puisque c’était raté pour nous ! Mais on arrive au début de la saison sèche et sur 15 jours sur place, nous n’avons eu qu’une seule journée où la météo n’a pas été clémente. Humainement parlant, Cuba reste un de mes plus beaux souvenirs. Les cubains ont peu de choses à vous offrir de matériel mais ils vous accueillent en partageant leur vie et essaye de vous aider du mieux qu’ils peuvent.


Itineraire de 2 jours a Cuba

 

Itinéraire de nos 2 semaines à Cuba


Jour 1 : Arrivée et petite balade dans le cœur de la Havane Jours 2 à 4 : Visite de Viñales et de ses alentours

Jour 5 à 6 : Visite de Cienfuegos et El Nicho

Jours 7 à 9 : Visite de Trinidad Jour 10 : Visite de Santa Clara Jour 11 : Visite de Varadero Jours 12 à 13 : La Havane + départ pour le Mexique

 

Infos pratiques


Formalités d'entrée |

  • Passeport en cours de validité

  • Carte de tourisme : c’est le visa cubain en quelque sorte ! Il vous faudra ce précieux sésame pour y entrer. Plusieurs agences vous proposent de vous l’obtenir mais il est tout à fait possible de se débrouilleur seul. Pour ceux qui habitent ou peuvent se déplacer sur Paris, rien de plus simple : il suffit d’aller jusqu’à l’ambassade de Cuba (14-16 rue de Persles, Paris 15) pour remplir le formulaire. Julie et moi nous y avons été un mardi matin, 10 minutes avant l’ouverture. Ça nous a pris 30 minutes et sur place, ça nous a couté 22€ chacune (la carte bancaire est acceptée) ; pensez à prendre votre passeport et vos billets d’avion ou une attestation de votre jour d’arrivée et de départ.

  • Assurance santé : elle ne nous a jamais été demandée mais il est nécessaire de l’avoir. La plupart du temps elle peut être obtenue gratuitement auprès de votre banque, grâce à votre carte bancaire. Sinon, vous pouvez l’obtenir grâce à un organisme (ASC assurance propose des bons prix pour des bonnes couvertures).


Transport |

Alors ça a été tout un truc. Julie et moi ne pouvions pas prendre nos billets avant début avril parce que financièrement ce n’était pas possible avant. Ça ne m’a pas empêché de prospecter, surtout que nous souhaitions un vol multi-destination puisque nous voulions passer une semaine au Mexique. J’avais donc pas mal cherché le meilleur compromis durée de vol – prix et je l’avais trouvé avec la compagnie Ibéria : pour 530€ et une seule escale de jamais plus de 2h à l’aller et au retour à Madrid. Oui mais Julie, reine de la procrastination et cessant de me répéter « on prend les billets demain », en attendant une semaine de plus ils étaient passés du jour au lendemain de 530€ à 840€. Financièrement impossible pour nous. Donc moi, j’abandonne l’idée d’aller à Cuba mais Julie nous trouve des billets un peu près au même prix, 540€, pour nos vols multi-destinations, en passant par Opodo. Alors je ne vous le conseille pas forcément, certes ça nous a permis de partir dans un le budget qu’on s’était fixé, mais pendant 6 mois je n’ai cessé de recevoir des mails me disant que nos horaires de vol avaient modifiés ou carrément annulés. Bien sûr, tout ça était faux, mais chiant à checker. Le pire point dans tout ça était nos escales à Mexico : 7h à l’aller – 8h au retour. On l’a fait, ça se fait il y a quand même plus horrible, mais 24h de voyage c’est quand même très long. Le seul point positif dans tout ça c’est qu’on a voyagé avec AeroMexico à l’aller et AirFrance au retour. Bref, checker Ibéria pour des vols Cuba, j’avais trouvé leurs prix intéressants, 6 mois avant de partir. Prix : 540€ par personne



Logement | Pour rester dans l’esprit de notre voyage, et puisque c’est le plus commun à Cuba, pendant tout notre séjour nous avons dormi dans des casas particulares. Une chambre chez l’habitant en somme. Alors nous avons lu partout que ce n’était pas nécessaire de les réserver à l’avance, en arrivant dans les villes il était facile de les repérer. Tout ça est vrai. Mais nous les avons TOUTES réservées à l’avance. Déjà d’un point de vue financier, ça nous a permis de lisser les dépenses au fur et à mesure, et d’un point de vue humain, ça nous a rassurées. Et plus que tout, ça a rassuré nos mamans respectives. Nous sommes passées seulement par airbnb. En rencontrant un couple de français durant notre séjour, on a appris qu’après plusieurs réservations, airbnb leur avait interdit de réserver des chambres à Cuba puisque c’était interdit. Je ne sais pas si c’est vraiment vrai, puisqu’il y a tout de même pas mal d’offres sur le site. De plus, une fois sur place tout est très suivi : chacun de nos hôtes avait un cahier dans lequel il notait toutes les infos présentes sur nos passeports que nous devions ensuite signer. C’est une demande de l’état. Je reviens dans chaque article sur les hébergements que nous avons choisi et leurs prix.



Se déplacer à Cuba |

Bon, nous avions quand même regardé pour louer une voiture sur place. L’idée est restée un peu près 5 minutes : les prix étaient exorbitants (1000€ pour 10 jours) et les commentaires tellement négatifs que nous ne nous sommes pas posées la question très longtemps. Apparemment il y a beaucoup d’arnaques au retour de la voiture (qui en général n’est pas de première jeunesse) et les assurances ne fonctionnent pas forcément. Donc il y a toujours un petit supplément à payer en plus quoi. Bref, nous avons fait sans et c’est largement possible.

Le moyen le plus commun est le réseau de bus très bien développé VIAZUL. De base, nous voulions réserver tous nos trajets depuis la France, pour éviter de dépenser sur place et d’être sures de partir le jour qu’on voulait. On avait gardé ces dernières dépenses le mois d’avant notre départ, mais là mauvaise surprise : pour les horaires que l’on souhaitait réserver il n’y avait plus de places disponibles. Bon, chiant mais pas grave puisqu’il est bien précisé partout qu’il est possible d’acheter les billets de bus une fois sur place. Il est tout de même conseillé de les réserver la veille pour être sûr d’avoir des places pour l’horaire souhaité. Au final, nous n’avons pris qu’une seule fois le bus, pour faire le trajet VaraderoLa Havane.


Sinon, il y a les taxis collectifs ! C’est ce que nous avons pris presque 100% donc, un caprice de Julie qui préférait qu’on vienne nous chercher depuis notre airbnb et qu’on nous ramène à notre autre airbnb et qu’on ne galère pas avec nos valises aux stations de bus. Je vous déconseille de passer par les rabatteurs dans les rues qui vous demandent si vous cherchez un taxi collectif pour n’importe quelle destination. Encore une fois il y a des possibilités d’arnaques, vous n’êtes pas sûr de vraiment partir… Le plus simple est de passer par vos hôtes, ils connaissent les chauffeurs en général et vous annoncent le prix à l’avance et c’est bien le prix que vous payez à l’arrivée. N’hésitez pas aussi à passer par vos hôtes pour réserver vos sorties.



La Monnaie à Cuba | Alors c’est assez spécial, il y a deux monnaies à Cuba : le CUC, la monnaie touristique, et le CUP, la monnaie des cubains. Il n’est possible d’échanger qu’une fois sur place : nous avons échangé nos euros une fois arrivées à l’aéroport de La Havane et par la suite, nous avons retiré dans les banques. Vous pouvez utiliser le CUC partout, dans les restaurants, les supermarchés (si toutefois ils ne sont pas vides) et dans les boutiques. Il est parfois conseillé d’échanger quelques euros en CUP si vous souhaitez acheter de la nourriture ou des souvenirs à des vendeurs dans la rue, même si la plupart accepte les CUC. À noter qu’il est vraiment difficile de payer par carte bancaire.



Ou manger à Cuba ? |

Nous avons fait la plupart du temps que des villes touristiques, donc il y avait pas mal de restaurants. Comptez environ 5 CUC pour un plat de pâtes, bien fourni (enfin, pour nous en tout cas c’était trop). Il y a aussi énormément de sandwich au fromage (ou fromage-jambon pour les non végétariens), j’en ai pris plusieurs, mais ce n’est quand même pas la folie et, je n’aurai jamais cru dire ça une fois dans ma vie, mais il y avait en général trop de fromages. Sinon, les hôtes, en général, vous proposent de vous préparer les repas. Julie a plusieurs fois testé les petits déjeuners (pas assez faim pour moi le matin) pour environ 5CUC, assez complets et plutôt bons selon ses dires. Nous avons également testé un dîner chez notre première hôtesse, à Vinales. Excellent, mais beaucoup trop copieux et moi, végétarienne, allez dire à des cubains que je ne mange ni viandes ni poissons dans aucun cas, c’est difficilement compréhensible. Et ça nous est revenu plus cher que d’aller au resto donc nous n’avons pas réitérée l’expérience.


Cuba


Que boire à Cuba ? |

Du rhum ! Quoi d’autre ? Vous êtes sur l’île où le rhum se boit comme de l’eau et pour rien, comparé aux prix de Paris. J’ai pour la plupart du temps pris des Piña Coladas et les prix étaient entre 2 ou 3€, et pour le coup, vous pouvez sentir qu’ils n’ont pas forcément la main légère sur le rhum.


L’EAU N’EST PAS POTABLE. Il ne faut pas boire l’eau du robinet à Cuba ! Alors, nous l’avons un peu joué dans l’extrême, bon surtout moi mais ayant l’estomac un peu fragile, je ne voulais pas tenter le diable. On se brossait les dents avec l’eau en bouteille et je buvais mes cocktails sans glaçons. Mais les restaurants font très attention, on a posé plusieurs fois la question mais de manière générale, il bout l’eau avant de la congeler pour en faire des glaçons donc normalement tout est safe. Dans la plupart de nos chambres on avait des frigos dans lesquels nos hôtes nous mettez quelques boissons, dont l’eau. Il faut compter entre 1.5 et 3CUC pour une grande bouteille. Les sodas cubains sont du même prix voir parfois moins chers. Sinon, il vous reste les supermarchés, les mercados, mais il nous est arrivé de ne pas en trouver et donc d’aller en acheter directement dans les restaurants. Et en parlant de restaurants…

Il faut bien faire attention à ce que les serveurs ouvrent les bouteilles devant vous pour bien vous prouvez que c’est de l’eau en bouteille. Lors de notre dernier repas à La Havane, nous étions dans un diner et le serveur a bien essayé de nous faire croire, en nous ramenant deux pintes remplies de glaçons, que les bouteilles d’eau n’avaient pas été mises au frais. Bouteilles d’eau totalement défoncées. Il a fait semblant de ne pas comprendre quand je lui ai dit que je voulais une autre bouteille puisque celle-ci était déjà ouverte. Il a fini par aller nous en chercher d’autres, bien fraîches celle-ci. C’est la seule fois où ça nous est arrivé mais nos hôtes nous avaient prévenues de bien faire attention.



Le wifi à Cuba |

Alors si vous souhaitez faire une cure de desintox des réseaux ou d’internet en général, Cuba est une bonne destination ! De manière générale, moi j’arrive facilement à me passer d’une connexion, je profite juste du wifi pour dire à ma maman que je suis vivante et que tout se passe bien et pour partager un peu de mes journées avec mes proches.

Mais là pour le coup, c’était un peu plus compliqué à Cuba.

Nous le savions avant de partir et nous avons décidé de prendre des airbnbs avec Wifi en croyant naïvement que même si le réseau était nul, il nous serait possible d’envoyer quelques WhatsApp. Et bien non !


Mais reprenons les choses depuis le début. À cuba, pour se connecter à un réseau public, il faut d’abord acheter une tarjeta, une carte donc, d’1h de connexion. Pour les payer moins chères, il faut aller directement dans les boutiques ETECSA, mais vous pouvez également en trouvez dans les hôtels, comptez entre 1 et 2.5CUC. Vous pouvez également en profiter pour demander ou vous pouvez vous connecter et ils vont vous donner l’endroit où tout le monde se connecte. En général, c’est la plus grande place de la ville ou dans des parcs.

Autre alternative, à Vinales surtout, nous avons pu nous connecter gratuitement dans les restaurants. Et là c’était comme je me l’imaginais moi : extrêmement long. Comptez 5 minutes pour envoyer une photo via WhatsApp. Mais bien pratique tout de même si vous voulez juste envoyer un « Salut, tout va bien ».


Et dernière alternative : se connecter sur des réseaux privés. Pour les hôtes qui ont du wifi, il suffit de leur demander leur code et d’ensuite rentrer les codes de la tarjeta. Et là vous avez un réseau complètement fluide. Petite astuce : si quelqu’un est déjà connecté sur ce même réseau privé, vous pouvez également en profitez. Nous avons pu le faire quelques fois mais une fois à notre dépend. Il nous arrivait donc de se poser pendant 1h chez nos hôtes et de profiter d’internet. Une fois Julie a voulu se reconnecter 5 minutes pour pouvoir dire au revoir sauf qu’entre temps notre hôte s’était également connectée et qu’elle nous a utilisé notre heure entière. Ça marche dans les deux sens donc…



Voyager à 2 filles à Cuba |

A aucun moment nous nous sommes senties en danger ou en insécurité. Et d’ailleurs les cubains aimaient nous rappeler que c’est un pays très safe, qu’il n’y a pas de mafia, pas de gangs, pas de drogues. C’est vrai.

Toutefois, les premiers jours nous ont un peu surprises : il nous était difficile de nous balader sans jamais se faire siffler, accoster ou draguer. Pour nous, ça a été dur de garder en tête que c’est dans leur culture, que nous n’étions pas à Paris et que se retourner pour donner une gifle au mec qui vient de nous siffler n’était pas envisageable. Je le répète, on ne s’est jamais senties en danger, mais il a fallu s’adapter à ce genre de situations.



Comment communiquer à Cuba ? |

En espagnol ! Seulement à La Havane ou quelques serveurs dans les restaurants parlaient anglais. On a eu la chance d’avoir la fille d’un de nos hôtes qui parlaient français mais c’est tout. Moi et mes bases du collège et du lycée, comprenions assez facilement, mais s’exprimer était plus difficile. Heureusement, j’avais Julie pour qui c’était beaucoup plus simple. Même s’il n’est pas absolument nécessaire de parler l’espagnol, puisque les cubains sont très patients et qu’ils aiment vous aider, le fait de pouvoir échanger avec eux est un plus. Et puis, parler ou pouvoir un minimum s’exprimer vous permet de passer du statut de touriste au statut de voyageur : la négociation de prix devient beaucoup plus simple.



Un voyage à Cuba ça vaut le coup ? |

Oui, oui et oui ! C’est un peu se retrouver dans les années 60, en tout cas l’image que moi j’en ai : les vieilles voitures américaines, les musiciens dans la rue, le rhum, les fêtes le soir, l’architecture coloniale… Bref, c’est extrêmement dépaysant.

Mais comme je l’ai dit plus haut, j’ai choisi cette destination pour sortir de mon confort. Julie et moi étions d’accord sur un point : nous voulions échanger avec les cubains. Et si vous avez la chance d’y aller, c’est ce qu’il faut faire ! Il est beaucoup plus facile de remettre tout en perspective : nous vivons vraiment dans un énorme confort et nos problèmes ne sont pas forcément des problèmes comparés aux leurs. Ça permet de relativiser un peu et de se remettre les pieds sur terre.



Départ |

Direction l’aéroport Charles de Gaulle un mercredi soir après notre journée de travail. Presque 3h de retard mais nous ça nous arrange puisque ça nous réduira notre escale à Mexico. Vol sans encombre et arrivée à La Havane presque 20h après avoir quitté Paris. Il faut passer les douanes où la carte de tourisme nous est demandée – une partie nous est rendue qu’il faudra redonner à l’aéroport avant notre vol retour. On repasse également par la sécurité, où nos sacs sont passés aux rayons X à nouveau. Ensuite on a attendu pas mal de temps avant de récupérer nos valises pour enfin pouvoir dire que l’on était vraiment arrivées !

On profite d’être à l’aéroport pour changer nos euros en CUC – impossible de me rappeler le taux de change et de toute manière on ne voulait pas se poser de questions et avoir notre monnaie pour le début de nos vacances.



Comment rejoindre le vieil Havane depuis l'aéroport ? |

Pendant que Julie changeait ses euros (pour ma part c’était déjà fait), je me suis faite accostée par un chauffeur de taxi. Au début un peu réticente puisque j’étais seule avec ma grosse valise, j’ai commencé à discuter avec Carlos le chauffeur puisqu’il parlait anglais. Il a été gentil et surtout il nous a donné un prix pour rejoindre le vieil Havane (puisque c’était là que nous logions) que nous avait indiqué un employé de l’aéroport et que nous avions lu, soit entre 25 et 30CUC.

Le trajet dura à peine 30 minutes mais pendant tout ce temps nous avons parlé avec Carlos avec qui nous avons eu un très bon feeling. Nous lui avons demandé son numéro, pour faire le trajet inverse lors de notre départ de Cuba. Nous l’avons recontacté la veille en lui donnant l’heure et l’adresse et il était au rendez-vous. On aura bouclé la boucle.

Si vous le souhaitez, j’ai le numéro de Carlos qui m’a affirmé que je pouvais le donner à quiconque voudrait de ses services.

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