• Carnet de vacances

Islande : Que faire autour du Cercle d’Or ?

Dernière mise à jour : 21 mai

* Toutes les photos ont été prises avec un iPhone 7 / Voyage réalisé en Juillet 2017



Jour 2 de notre road trip |

Bon, ce n’est pas forcément très proche du Cercle d’Or, mais nous avons réussi à combiner d’autres visites le même jour. Nous souhaitions passer la nuit dans la ville de Vík, donc nous avons fait quelques arrêts sur le chemin. Si vous souhaitez faire le même parcours que nous, il faut forcément être véhiculé.


Nous quittons notre dernière visite du Cercle d’Or, Gullfoss, pour nous diriger vers d’autres chutes : Seljalandsfoss. Nous avons hâte car nous avions lu qu’il est possible de passer derrière la cascade et ce c’est que nous voulons faire. Mais une fois sur place, l’accès est fermé à cause du mauvais temps qui rend l’accès trop dangereux. Nous sommes forcément déçues, surtout qu'après ce que nous avons vu depuis le début de la journée, la cascade n’est pas la plus extraordinaire et elle est envahie par les touristes.



Mais avec nos recherches, nous savions qu’il y avait une autre petite cascade, nommée Gljúfrabúi, pas très loin de la première, accessible à pieds. Nous trouvons facilement un panneau qui nous indique la direction à prendre et nous commençons donc notre chemin vers cette cascade cachée (située à moins de 10 minutes). Au vu du nombre de voitures sur le parking, nous sommes assez septiques quant au fait de ne trouver personne. Le chemin devient de plus en plus boueux mais nous voyons des gens revenir avec un grand sourire. Une fois proches, nous ne la voyons pas mais l’entendons ! Nous comprenons facilement qu’il faut rentrer dans une espèce de grotte où il y a de l’eau ; le jour où nous y étions, le niveau de l’eau n’était pas très haut mais rendait les cailloux pour y accéder glissants. De plus, la longueur de mes petits bras n’arrivait pas à atteindre quelque chose pour pouvoir m’aider à me stabiliser (et mon niveau d’équilibre est plus ou moins proche du zéro) ce qui m’a rendu l’accès un peu plus difficile. Mais des cailloux sont placés stratégiquement pour vous éviter de mettre les pieds dans l’eau. Et concrètement, je suis un peu drama queen sur les bords donc si moi j’ai réussi, tout le monde peut le faire ! Le spectacle se mérite donc, mais il vaut vraiment le coup.

Et quel spectacle ! On a l’impression d’être enfermées dans la grotte et qu’il y a juste un trou au-dessus de nous pour laisser couler la cascade. Son débit est très impressionnant ce qui fait que nous sommes aspergées par des petite gouttelettes d’eau tout le temps mais c’est ce qui rajoute au charme de cet endroit.


Nous n’étions jamais seules mais nous ne retrouvions à plus ou moins 4 personnes à chaque fois, ce qui est un énorme contraste avec la cascade de Seljalandsfoss et nous n’avons pas trouvé ça gênant.

Surtout si on pense que 500 mètres plus loin, un parking est rempli de voitures de touristes. Franchement, si vous faîtes le déplacement jusqu’aux chutes de Seljalandsfoss, ne manquez pas cette petite cascade. Surtout que son nom et sa direction son bien indiqués. Ce qui rend incompréhensible le fait que les touristes ne poussent pas plus loin, mais c’était finalement une bonne chose pour nous.



Après cette aventure qui nous a encore mis des étoiles plein les yeux, nous reprenons la voiture pour rejoindre… Une autre chute d’eau ! En même temps l’Islande en est remplie alors on ne va pas se priver. Cette fois ce sont celles de Skógafoss.

L’intérêt de cette cascade haute de 62 mètres, c’est qu’il y a un escalier de 236 marches qui permet de se rendre au niveau où la rivière Skógá s’achève et débouche sur cette impressionnante cascade. Nous ne prenons pas le temps d’admirer la cascade d’en bas et grimpons directement. Alors pour ma part, les 236 marches je les ai bien senties. Mais avec 2 – 3 pauses pendant l’ascension (le mot est peut-être un peu exagéré ?) c’est largement faisable et ça ne prend pas énormément de temps. Et encore une fois, le spectacle vaut le coup. On peut voir toute la puissance du courant de la rivière se transformer en un énorme débit et devenir une cascade.

Il y a également beaucoup de randonnées à faire tout autour du site mais nous n’aurons pas le temps.



Nous redescendons ensuite tranquillement et nous regagnons la cascade. Un chemin très facile d’accès permet de s’en approcher vraiment près. Mais nous n’irons pas jusqu’au bout car il fait froid et il y a beaucoup de vent, ce qui fait qu’avec le débit de la cascade nous sommes déjà un peu mouillées.

Je ne pourrais pas vous dire d’où le point de vue est le plus impressionnant. C’est à la fois magique de se retrouver juste à côté de là où la rivière se jette mais c’est aussi très impressionnant de se retrouver en bas, au pied de la cascade et ce probablement à cause de son débit.

En tout cas, le site vaut quand même un petit arrêt.



Nous reprenons notre voiture pour notre dernière visite de la journée : la carcasse de l’avion. Alors aujourd'hui, c'est un point à visiter très connu mais quand nous sommes parties, pas tellement... C’est en fait un avion de l’United States Navy qui a dû atterrir d’urgence en novembre 1973 par manque de carburant. Il n’y a eu aucun mort et l’équipage a décidé de laisser l’avion sur place. Et personne n’aura idée de le déplacer (pour notre plus grand bonheur).

Aucun mot dans notre routard à propos de ce site mais il était hors de question que nous fassions presqu’un tour complet de l’Islande sans pouvoir le voir. Après quelques recherches internet nous trouvons facilement les coordonnées.

J’attendais ça avec impatience et nous voilà enfin arrivées au parking. On déchante encore une fois à cause du nombre de voitures présentes (une quinzaine) mais nous empruntons le chemin bordé de gros cailloux. Pour cette visite, nous avions fait comme toutes les autres, nous nous n’étions pas beaucoup renseignées.


Alors dans un premier temps nous sommes subjuguées par le paysage qui nous entoure : il n’y a absolument rien autour à des kilomètres et le paysage est très volcanique avec son sable noir et ses roches : No Man’s Land.



Et puis le temps passe et au fur et à mesure que nous avançons sur le sentier (toujours tout droit) nous ne voyions rien, mis à part des gens qui reviennent ou d’autres devant nous. On s’attendait à apercevoir au moins un bout de l’avion au bout d’un moment mais rien. La pluie fine continue toujours à tomber et nous commençons petit à petit à être trempées. Au bout de 25 minutes on se décide à demander à des personnes qui reviennent si nous en avons encore pour longtemps. Ils nous répondent qu’il faut encore compter entre 1.5 et 2 km mais que ça vaut vraiment le coup. Voilà, à pas vouloir trop se renseigner, nous ne savions même pas qu’il fallait marcher autant.

Et c’est seulement après 45 minutes de marche que l’avion apparaît. Et c’est ce qui rend le spectacle encore plus magique : ne pas le voir depuis tout ce chemin à parcourir à pieds mais qu’il apparaisse au dernier moment, là au milieu de nulle part, dans un champ de sable noir.


Il faut sortir du sentier pour s’en approcher. Nous y resterons une bonne vingtaine de minutes, peut-être même un peu plus mais c’est saisissant. Il est possible de grimper à l’intérieur de l’avion où il ne reste plus rien et où tout semble pouvoir s’écrouler d’un moment à l’autre. Il y a des dizaines de câbles qui pendouillent dans le cockpit (où il est impossible d’accéder), des impacts de balles un peu partout et l’avion a perdu sa queue. Mais ce qui reste phénoménal c’est qu’il soit là, posé, comme si quelqu’un avait voulu le mettre ici. L’ambiance est à la fois lunaire et mystérieuse, on a l’impression d’être dans un endroit mystique. Malheureusement pour nous, la pluie fine étant toujours présente et la nuit commençant à tomber, nous ne voyons pas beaucoup le paysage autour. Nous arrivons à distinguer quelques montagnes mais nous n’arrivons pas à voir l’océan.

2 petits bémols tout de même : la marche est longue pour y accéder (1h30 aller-retour) et malheureusement tous les touristes ne sont pas respectueux. Il a y des tags un peu partout sur la carcasse de l’avion, à l’intérieur comme à l’extérieur et c’est vraiment dommage.

Néanmoins, ça reste une des choses que j’ai préféré voir en Islande.



Nous reprenons le chemin dans le sens inverse mais à cause de la pluie nous arrivons complètement trempées à la voiture. Le temps d’essayer de se sécher pour éviter de mouiller les sièges, nous prenons la route dans le noir pour rejoindre Vík.

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